Les Z'écrits de Cyril SUQUET |
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Fables et Récits
Nouvelles :
Genre : Fiction humoristique/ Sémantique du langage sportif - 4 pages - format pdf Résumé : Retour sur la carrière professionnelle d'un tout jeune retraité qui à l'aube de ses 60 ans, revient avec humour et passion sportive sur son parcours ainsi que sur ses rencontres au sein des différentes entités fréquentées. Il dribble, surfe et nous souffle qu'entre activité professionnelle et sport, il y a bien souvent d'étranges correspondances et des frontières invisibles dont le langage courant a repris la balle au rebond.
Genre : Fiction solitaire - 9 pages - format pdf
Résumé : Etre seul, toujours seul et ne pouvoir partager et échanger avec personne... à moins que, l'on retrouve refuge, espoir et respiration en prenant de la hauteur dans la montagne ?
Genre : Contemplation de Dame Nature - 4 pages Résumé : Un Cabanon comme héros d'une histoire, c'est peu commun... et pourtant vous vous surprendrez à découvrir et à vous remémorer que vous avez sûrement déjà cotoyer d'autres vieux cabanons où sont entassés des souvenirs et des mémoires de famille ! Récits:
Genre : Récit autobiographique - 52 pages / format Pdf
Résumé : Souvenirs de vacances normandes d'un gamin de dix ans à Villers sur mer durant l'été 1978
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- Genre : Compilation de textes 1997/2004 - 69 pages - format pdf
Genre : Récit autobiographique - 29 pages Résumé : Les aventures des bronzés au Sénégal, ce n'est pas le tome 3 de la Saga du Splendid mais bien le carnet de voyages dans l'afrique nature et vraie, telle qu'elle l'était avant le passage à l'an 2000. Téléchargeable également en format Pdf
Genre : Récit autobiographique - 12 pages Résumé : Ceu Seren était le nom de la maison de mes grands parents, perchée en haut d'une petite colline au sud de la France sur la presqu'île de St-Mandrier, haut lieu symbolique de la famille Suquet*. Découvrez à travers ce récit la magie du lieu et de la vie qui régnait sur cette presqu'île. * Suquet est un nom d'origine provencale, signifiant "petite colline" Téléchargeable également en format Pdf
Fables :
Genre : Fiction dédiée à la Printanière de la Somone - 7 pages Résumé : La Somone est un petit village de pécheurs du Sénégal, au Sud de Dakar; la Printanière est l'héroïne de cette fable aux parfums et aux embruns africains. Téléchargeable également en format Pdf
Toubabs en vue !
A la Somone et à tous ceux qui en ont fait sa légende
Décembre 1999, des Toubabs prennent place à la Somone, petite bourgade tranquille et accueillante du Sénégal, entre M’bour et Dakar. Ils sont 19 à s’installer, en deux temps, comme les nouveaux rois de la plage dans leurs châteaux respectifs, léchant le bord de mer.
Pas de Miracle à l’aéroport L’arrivée au Paradis, terrestre ou maritime, se fait de nuit, vers les 2-3h00 du matin, par des routes sinueuses et peu recommandées pour les rhumatismes. Le chemin qui mène à la Somone, cet éden Suquet tant espéré et convoité, est long et périlleux… A commencer par le débarquement à l’aéroport où l’assaut des quêteurs et autres pseudo bagagistes, vous donne envie de rebrousser chemin. Les policiers de la douane locale sont l’ultime étape d’un parcours du combattant, digne des légendes aéroportuaires africaines. Seul signe rassurant de la nuit, la température accueillante des 20°C, contrastant avec le froid parisien quelques heures plus tôt. La grande aventure commence dès la descente de l’avion et déjà nous faisons nos premières armes pour nous adapter à l’ambiance sénégalaise, qui n’est pas pour nous réconforter, fatigue aidant, en cette pleine nuit de décembre. Le rêve nous semble bien loin, lorsque nous apercevons, par miracle, nos hôtes, synonymes de portes de l’eden.
Rêves de plage La camionnette Toyota sillonne les routes, la Somone est annoncée, nous voilà, à peu près reconstitués, dans l’Eldorado Sénégalais tant attendu. Les bagages flottent au vent sur le toit de la camionnette et ne s’envolent pas par bonheur, tant ils sont entassés. Le véhicule s’immobilise, le ressac des vagues nous alerte, nous sommes arrivés. Moment de silence… les secondes pèsent sur nos paupières, les regards scrutent de toutes parts.
Mais il est très tard et la fatigue bien présente nous emporte au large. Les moustiques et les lézards nous accueillent, des inconnus de la nuit s’agitent dans tous les sens, la première vague de la famille prend possession des lieux. Peu de temps nous sépare de l’assaut des lits au rez-de-chaussée et au 1er étage de la « Maison du Gouverneur » ; le bonheur est à nos pieds, nous réalisons enfin que nous y sommes. La maison dort avec la mer, le sable nous enveloppe et nous accompagne dans des songes les plus fous ; des rêves que nous allons découvrir dès le lendemain matin, et ce durant plus de deux semaines pour les uns, et près de dix jours pour le 2ème arrivage.
Les vagues et chants implorant Allah pour la prière un peu trop matinale, nous prennent au dépourvu dans cette 1ère nuit sénégalaise ; ils deviendront très rapidement nos airs et refrains quotidiens qui rythmeront le tempo de nos activités diurnes et nocturnes. Ces allégories religieuses deviendront oppressantes pour ceux qui ont le sommeil léger et de surcroît des vaguelettes plein la tête.
Toubab or not too Bab ! 40°C au soleil en plein Noël, le toubab parisien se plaît à se rappeler l’hiver francilien en attrapant dès les premières heures le rhum somonien, n’est-ce pas l’ami Fred ! Mais le toubab a la bougeotte et de fait, roule en roulotte, façon « famille Ingalls », en 4/4, en mini-bus, en taxi pourri version R20 de luxe des années 30, voire même à pied pour se restaurer au verger ou au supermarket, se divertir au « Club Baobab », avec en prime et en exclusivité Maud, Caroline et Sophie en pom-pom girls, à « La Case » pour savourer les soirées sénégalaises et les crises d’épilepsie… Le sieur toubab manie à la perfection la lampe de poche sur les routes endormies et exotiques de la côte sénégalaise, piles alcalines de rigueur.
Un Toubab sinon rien IL vit en famille et s’immerge pleinement dans la vie du village ; ils se sont retrouvés, frères et sœurs de cour, pas même père, pas même mère, mais même cour pour reconstituer leur case familiale ; le toubab luxueux et pragmatique fait appel aux services des autochtones pour l’aider dans les tâches ménagères mais également pour échanger et apprendre à mieux les connaître ; c’est ainsi que la famille, non plus toubab, mais « sénégauloise » se compose alors de 22 membres avec l’arrivée d’Ibrahima, alias « M. Niokobok », de Babakar, mieux connu sous le nom de « M. c’est pas grave » et de la sirène de la Somone, Awa, dévouée corps et âme pour l’un des toubabs de la tribu !
Nom d’un toubab… Tout ce petit monde fait bon ménage entre repas de mer et soirées festives rythmées par les djumbés de Yussum Diour et de France Gall ; d’ailleurs Babakar, où es-tu ?, où es-tu ?!
Le Sénégaulois ne se contente pas de se bronzer au soleil sur le sable fin, ou du moins sur ce qu’il en reste, car les voleurs de sable sont ici des marchands de sable inépuisables ! Entre 3 voleurs de sable sur leur charrette de fortune, 3 crabes et 5 vendeuses de statuettes, il fait bon se dorer sur la plage de la Somone… Sans ce décorum exotique et inédit, la Somone ne serait plus ce qu’elle est et ne sera peut-être plus un jour ce qu’elle a été ; pourtant, quel frisson magique nous attire à découvrir et revenir chercher ce spectacle et ce parfum si particulier à des milliers de kilomètres des joyaux que nos sont nos plages normandes, varoises et landaises.. ?! Les vagues dansent au rythme de sauts des baigneurs, les chevaux galopent sur le sable mouillé et les bateaux de pêche font leur balai incessant, avec des cargaisons de Tiof, de Lotte et autres poissons tous aussi somptueux. Les odeurs de poisson séché et de raie desséchée nous embaument de temps à autre, selon le gré du vent, à notre grand plaisir… au point que 4 toubabs courageux et téméraires, partent en mer à la conquête de la précieuse denrée à bord d’une pirogue typique, made in Sénégal, avec les inscriptions peintes sur le bois « Elhmodou-Diakate ». A leur retour, comme à chaque rentrée de pirogue sénégalaise, femmes et enfants courent et s’attroupent autour des bateaux qui assurent leur pain quotidien. La danse du bateau sur le sable précède le partage des recettes entre les différents pécheurs du jour et par la suite le séchage du poisson sous les rayons alléchés du soleil.
Les sénégaulois aiment aussi se ressourcer en Brousse, au milieu des villages « Peuls » et des zébus, aux allures déprimés. Le sable s’engouffre partout, les chemins deviennent des pistes et des labyrinthes d’ornières ; les slaloms entre les baobabs nous mènent rapidement au bout du monde, loin de la « civilisation », dans un autre Sénégal. Pourtant, chaque bout de brousse mène en un lieu qui mériterait d’être connu ; le miracle est là, palpable et silencieux, plein de sens quant on imagine la vie en une terre si éloignée de tout concept occidental.
L’Ecole de la Vie… A l’approche de l’école de Tanguis, nous sentons des vibrations qui annoncent de grands moments ; une école comme nous ne pouvions pas l’imaginer, une école du « quart monde » comme diraient les spécialistes en la matière ; un établissement scolaire qui ressemble plus à un bunker d’après guerre… Et pourtant, nous avons trouvé en ce lieu, l’école de la vie, le retour aux sources, en réalité, à l’humilité et au bonheur simple et vivifiant. Nous sommes accueillis très chaleureusement par le directeur de l’école élémentaire de Tanguis, Ibrahima Dondé. Nous y visitons toutes les classes, les unes après les autres, avec tant d’émotion et d’admiration, parfois difficilement contenues.
Nous pensons les aider avec le matériel scolaire de base que nous avons entassé dans nos sacs à dos, et leur donner de fait un peu d’espoir et de soutien dans l’éducation de leur pays… Mais au final, c’est nous qui les remercions et qui tirons la leçon d’humilité et d’admiration du spectacle que nous venons de vivre ; une petite heure aura suffit pour relativiser tous les schémas que nous avions en tête depuis notre enfance ; oui, après tout, l’habit ne fait pas le moine, les infrastructures ne fondent pas nécessairement la garantie de la démocratie et de la qualité de l’éducation. Des professeurs et des enfants exemplaires, symboles de l’école de Jules Ferry de ce début de siècle, de quoi faire muter Sophie en pleine brousse ! Coïncidence ou heureux hasard, nous avons assisté au 1er jour et 1er cours d’une institutrice à l’école de Tanguis ; il s’agit de Khady Gueye ; sa leçon, écrite au tableau, portait sur la petite histoire d’un vieillard qui traversait la chaussée d’un village. Nous lui souhaitons une longue et belle carrière ainsi que beaucoup de courage et de dévouement pour transmettre à tous ces enfants de la Brousse son savoir et leur donner la chance de devenir des lettrés.
A Mbour, tu finiras un jour… Autre moment d’émotion, mais légèrement plus stressant, pour ne pas dire oppressant, l’étape mythique de M’bour. Ne nous parlez plus du port et du marché de M’bour où Idryss et Patrick y laissèrent quelques écailles. En effet, les racoleurs et autres rançonneurs en tous genres ont vite fait de vous poursuivre et de vous harceler jusqu’à épuisement. Ils vous suivent de près ou de loin, parfois en solitaire, parfois en groupe et ne vous lâchent qu’après négociation d’une prime d’escorte ou d’une dîme de guide culturel. Il n’y a pas de culture à M’bour, il y a juste la pêche et le marché aux tissus. Un parcours chaotique dans la ville où les blancs, même sénégaulois, n’ont à priori pas leur place…
Heureusement, quelques instants plus tard, le contexte et le décor changent radicalement, et nous rassurent et nous ramènent à une certaine sérénité : il s’agit de la Mission de M’bodienne, où la sœur Parquin, nous réserva un accueil chaleureux et digne de ces lieux mystiques issus de nulle part. Une mission chrétienne en ces terres musulmanes, c’est innatendu et un moment de recueillement pour tous.
La loi des paradoxes La sœur Parquin nous reçoit en effet avec beaucoup de générosité et nous explique qu’il y a tant à œuvrer, trop, beaucoup trop de vies à sauver de l’errance, de la malnutrition et des maladies ; puis elle nous montre avec ferveur et enthousiasme ses récentes réalisations, ses dernières plantations ; Certains villageois, et notamment des jeunes de M’bodienne, aident la Mission à mettre en place ces programmes de « survie alimentaire » ; C’est l’une des raisons premières qui ont conduit les Sœurs à privilégier l’éducation des enfants, qui à terme montreront l’exemple et précheront la bonne parole en développant les techniques rudimentaires d’hygiène, de culture et de développement pour assurer la survie de leurs familles et de leurs villages. Nous quittons la sœur Parquin et la Mission M’bonnienne le cœur serré, avec beaucoup d’émotion contenue dans nos coeurs ; tant d’Amour et de dévouement au service de la cause humaine ne peuvent que susciter l’admiration et le respect, et nous ramener aussi, à de tristes, dures et complexes réalités.
A quelques pas de M’bonnienne se trouve le domaine de Nianing, véritable paradis tropical artificiel à l’occidentale. Un mélange de zoo, de forêt tropicale et de village vacances, que seuls des esprits bien pensants ou tordus (…) auraient pu imaginer puis créer en un tel lieu. Le contraste est stupéfiant avec le décor environnant : La chaleur étouffante, la poussière, le sable envahissant, l’herbe desséchée, rien de tout cela en cet endroit paisible où nos corps se refont une santé. Cela étant, les millions injectés dans cette réserve pour toubabs sous haute surveillance, dans ce paradis virtuel pour le bonheur de l’illusion, nous laissent quelque peu circonspects ; le résultat est stupéfiant, certes, mais à quel prix, à quelles fins… ?!.
L’aventure, c’est l’aventure… Le Sénégal se montre généreux pour ceux qui veulent vivre des moments uniques et mettre leur vie en péril ; à l’Ile aux Coquillages, le Sénégaulois pourrait éventuellement jouer à l’aventurier en y accèdant par une pirogue ; mais, il préfère corser la difficulté en s’y rendant à pied, en plein vent, sur un pont chancelant et en ignorant pendant tout le trajet, les harcèlements de « pseudo-guides » qui vous racontent l’historique de l’Ile et du héros local pour quelques embruns de CFA. Saoulés de paroles, des coquillages pleins la tête et sous les pieds, le Sénégaulois désire de véritables émotions. Le Baobab sacré sera l’étape qui nous apportera sur un plateau cette soif de sensations ; le plus dur fut finalement d’y accéder à ce sacré baobab car le 4x4 nous laissa en plan au beau milieu de la piste, qui du reste, ne ressemblait plus à rien sauf à un vrai bourbier où seules les poussées hystériques de nos bras et de nos jambes pouvaient nous permettre de repartir pour une folle aventure ! Tous, sauf une, prise d’une démence soudaine de la photo, Caro (pour ne pas la citer) qui avait, sans nous avertir, un contrat d’exclusivité avec Paris-Match pour l couverture de notre expédition. A proximité du Baobab sacré, nous apercevons le comité d’accueil, un peu trop pressé de nous recevoir et de nous vendre, de gré ou de force, sa camelote. Parler en Anglais, en Biélorusse ou en Chinois n’y change rien, ils maîtrisent toutes les langues pour mieux nous servir, loi intraitable du commerce international oblige ! Mais l’heure est à la visite du vieux baobab, plus que centenaire, le plus ancien et le plus impressionnant du Sénégal ; il forme une cavité immense de plusieurs mètres de diamètre dans laquelle il est coutume d’entrer, par un petit trou situé dans son tronc, à cinquante centimètres du sol ; cette gymastique au baobab ne peut s’effectuer qu’après paiement du guide floral local, qui a fait 7 ans d’étude en la matière, c’est bien connu ici. Bref, l’entrée est épique, un véritable exercice de style sous les yeux attentifs et impatients des marchands ; évitez les jupes courtes et les poids de plus de 80 kg, sinon le Baobab sacré vous mangera tout cru et vous gardera à vie dans sa grotte. La sortie du baobab est réconfortante, mais le retour à la lumière du jour nous rappelle à d’autres réjouissances, la confrontation guerrière avec les marchands qui cernent l’arbre mythique de toutes parts ; l’heure est au combat du marchandage dont certains y laisseront quelques feuilles. Le départ du Baobab sacré s’effectue dans la précipitation afin d’éviter l’émeute sur le 4x4.
Le retour aux plaisirs simples L’aventure et le goût du risque ne durent qu’un temps… ; qu’il est bon d’errer dans les ruelles de la Somone, de laisser son âme humer les embruns et les odeurs locales, de saluer et de causer avec les autochtones, d’observer des scènes traditionnelles de la vie sénégalaise, de vivre et de respirer à l’unisson avec l’Afrique. Marcher au gré de ses rencontres, de ses découvertes et de ses pensées, fouler la terre aux 7 couleurs, admirer les splendeurs des bougainvilliers, s’étonner et s’inquiéter des paradoxes de l’occidentalisation, s’émerveiller devant les coutumes locales, un vrai bonheur de l’esprit. Les jeux de plage avec nos enfants et ceux de la Somone, les ballades à cheval, en charrette ou à pied sur le sable (presque) sans fin du bord de plage, les bains de mer jusqu’à plus soif, une pure ivresse de bonheur simple et sans limite. Bref, un tableau magique de scènes de vie familiale.
La loi des tribus… Le Sénégaulois a beau se mêler à la population sénégalaise, se déguiser de drôle de manière et manger de la Tiboudienne, du Poulet Yassa, du Tiof et du Capitaine, on le sent et le reconnaît de loin face aux ethnies Wolofs, toucouleurs, Peuls, et autres Cerrers. Dommage pour lui, mais il lui sera impossible de lutter avec les tribus exotiques de la Brousse, de la Casamance, de M’bour, Kayar, Dakar… question de couleur et de culture !
Le traquenard de la « fabrique « Sur la célèbre route de Dakar, le Sénégaulois retrouve son instinct marchand et ne peut s’empêcher, de gré ou de force, de commercer, de marchander à tout bout de brousse. Entre les pantalons aux milles couleurs, les statuettes et masques en bois, les tee-shirts jusqu’aux bananes qui font office de plat de résistance lors du déjeuner pour combler tout le stress engendré par l’oppression permanente des vendeurs ambulants.
Quand la joyeuse troupe s’arrête à Dakar, c’est pour tomber dans une véritable embuscade à la fabrique de tissus et de sacs. Imaginez une dizaine de frenchies entourés par des hordes de charmants sénégalais prêts à tout pour vendre leur camelote à « prix toubab » ; nous sommes pris dans un vrai traquenard à la fabrique de Dakar et seuls nos billets de banque pourront nous sauver de cet accueil inattendu. Pour se rassurer de cette peur bleue, le lac rose nous réconcilie avec le Sénégal que nous aimons ; il nous embaume de son sel et nous transporte à nouveau vers des sommets de bonheur.
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