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Poèmes
Allons Z'enfants

Poèmes pour petits et grands z'enfants !
"A croire qu'avec des mots simples, des mots d'enfant,
les messages ont plus de force et davantage de vérité :
c'est dans la simplicité des mots que l'on touche la grandeur de nos consciences"


La sorcière Ratatouille ! Document en format Pdf 
Une bonne ratatouille avec des cuisses de grenouille, conçue par une sorcière Ratatouille
pour la cantine de l'école, ça ne se rate pas !
Les aventures d'après Momo Document en format Pdf
L'histoire poétique d'un garçon qui se ballade dans les villes de France
Les aventures d'après Momo sont édités sur le site Littéraire Alcoves

8 poèmes sur les 8 couleurs de vie qui composent l'arc-en-ciel - Ecrits tirés du recueil de poésies "Arc-en-ciel" 1997.

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pour les tout petits, et pour les plus grands
Découvrir les Comptines, Contes et les Contes de Noël
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Une bonne journée d'école
La lune pointe son nez
alors la nuit, je dors.
Au petit matin, je dors encore.
A l'arrivée du soleil, je me lève,
et je dévore mon petit-dej.
L'heure de l'école a sonné
et c'est déjà la récré !
Le maître nous fait entrer en classe,
je m'asseois à ma place.
Midi, la cloche annonce le déjeuner,
vite, mes cahiers dans le cartable,
en vrac, je les entasse,
je me précipite à table,
j'ai trop faim.
Avant la reprise de la classe,
je joue un peu avec les copains.
La cloche sonne à nouveau,
en rang par deux dans la cour,
c'est toujours le même refrain.
Un peu de maths et de dessin,
de géo et de français,
des traits de crayon et de la colle,
La cloche a sonné,
c'est enfin la fin
d'une bonne journée d'école.
Décidément, j'ai encore faim,
je prends le plus grand bol,
c'est le moment tant attendu du goûter.
Zut, les devoirs m'appellent,
Je ne peux pas encore jouer,
c'est un peu énervant, Maman veille,
l'école est fermée et il faut encore travailler.
Mes devoirs sont finis,
ma récitation apprise par coeur,
l'exercice de maths bien compris,
c'est enfin mon heure !
Je ne peux pas encore jouer,
maintenant le bain m'appelle,
c'est un peu énervant, Papa veille,
je dois entièrement me laver.
Pour la peine, dans le bain,
je prends tout mon temps
et je joue avec l'eau et des requins.
Mais voilà que ma soeur me dérange,
et me cherche pour le dîner.
Encore manger ! je préfère jouer...
Après le repas du soir,
je me brosse les dents.
Dehors, il fait tout noir,
dans ma chambre, c'est le bazar,
pas le temps de ranger,
il est bien trop tard,
la lune pointe son nez,
alors la nuit... je dors.
Cyril SUQUET -© Novembre 2006


Il était une fois Momo
Souvenez-vous de l'histoire d'autrefois
contée et rimée autour du mot fois,
Il était une fois dans la ville de foi !
Vraiment, j'en ai eu marre
autour de ce mot, tout ce tintamarre.
Alors, j'ai décidé de modifier la version
et vous propose une nouvelle interprétation
autour d'un nouveau jeu de mots.
Cela se situe dans la ville de Maux
sans abus ni exagérations, juste en démo.
c'est l'histoire de Momo
dans sa banlieue noire et mauve,
une petite ville banale avec ses maux,
ses joies ses souffrances, ses marmots
qui jouent dehors et s'envoient des mémos.
Momo, surnommé le sumo
se plaît dans ce quartier de chameaux,
où vagabondent de drôles d'animaux.
il a plein de souvenirs mémo
rables et tristes à la fois,
non, ce n'était juste qu'une erreur de mot,
il est heureux Momo.
Cyril SUQUET -© Novembre 2006

Soleil !
Soleil, soleil !
Dès que tu apparais, tout s'émerveille,
Chaque objet, chaque regard, chaque sentier
Prend un tout autre éclat.
Soleil, soleil !
De la première lueur à ton coucher,
Tu illumines nos coeurs par tes feux de joie.
Soleil, soleil !
Quel est ton secret de polichinelle,
Même la pluie prend de la couleur
Sous tes rayons ultraviolets.
Soleil, juste ciel !
Tu as le sang chaud et un coeur en or,
Magicien de l'espace, nos palpitations prennent de l'altitude,
La vie devient plénitude.
Cyril SUQUET ©
Poème tiré du recueil « Arc en ciel » - Sept. 1997

Le passage d'une fleur
Baignée par la rosée
Du petit matin,
Elle se lève telle une fleur,
Enfouie dans son lit vert douillet,
Fière de son éclat et de son odeur,
Fraîche comme une nouveau-née.
Petite fleur,
Princesse des champs,
Tes pétales et tes chants
Nous réchauffent le coeur.
En sueur,
A la tombée de la nuit,
Usée par les assauts du soleil,
Abîmée par les caprices du vent,
Elle s'en remet au dieu des abeilles,
Qui lui accordera sans ennui
Encore quelques boutons de bonheur.
Petite fleur,
Qui suscite tant de convoitise,
Ton pollen et ta beauté exquise
Nous abreuvent de ta candeur.
Cyril SUQUET ©
Poème tiré du recueil « Arc en ciel » - Sept. 1997
Les Oiseaux du ciel
Les oiseaux du ciel, Je les ai vu, les ai reconnus même, Ils ont déjà survolé notre pays il y a bien longtemps.
On les appelle les oiseaux migrateurs. A coups d'ailes, ils quittent leurs eaux A la basse saison, pour des jours meilleurs Dans de nouvelles contrées, plus au sud. Je sais que c'est un leurre, un mensonge Fabriqué par l'homme pour sa bonne conscience.
Les oiseaux migrateurs fuient l'homme, Se déplacent sans cesse, évitent les images de bain de sang, Les horizons assombris par les fumées noires de la mort.
Les oiseaux du ciel, Je les ai vus, les ai reconnus même, à la peine, Il ne peuvent plus redescendre sur terre, Ils n'ont plus de sud où aller, ils tournent en rond Jusqu'à temps que la pollution meurtrière cesse.
Cyril SUQUET
Extrait du recueil « Entre ciel et Terre » © 1998


Raymonde et Raymonde
Raymonde, c'est l'histoire peu banale D'une femme et de sa vache orientale. Raymonde est forte et ferme, L'autre Raymonde a un sacré épiderme.
Elles se nomment toutes deux Raymonde C'est ainsi, qu'on se le dise.
Toutes deux font la paire, Ce sont de braves dames. D'ailleurs, André, le petit père, Il fait souvent l'amalgame.
Le mari de Raymonde dit d'elle Que c'est une peau de vache, Qu'elle n'est pas très belle, Mais que finalement, c'est une sacré cravache.
Il n'est pas immonde le père André Mais faut le comprendre, il a un peu perdu ses repères.
L'autre Raymonde, il n'en parle pas, Il ne fait plus la différence. Après tout, ils partagent leurs repas Vivent sous le même toit à la même cadence.
Elles sont du même monde, Et dans le même moule, elle se fondent. Il les aime tout autant, les Raymonde Pour peu qu'il les confonde.
Cyril Suquet, Mars 1998 ©.
(Extrait du recueil « Entre ciel et terre»)

Le chant de la rivière
Loin du tumulte de la ville,
des pas sans fin sur le pavé qui croulent,
du rythme à l'allure débile,
la rivière, tranquille, sereine, roucoule.
Orchestré par la mélancolie des oiseaux,
Le lit, se prélasse et abreuve l'eau qui coule,
de ses milles richesses, zigzague avec les roseaux
Et tarde à mettre les voiles, bercé par le temps qui s'écoule.
Aspergée d'amour par des petits cours d'eau,
la rivière enchante les régions qu'elle encense,
dessine des courbes mélancoliques dans tous les sens.
Sa mélodie est un don du ciel, un simple cadeau.
Cyril SUQUET
Poème tiré du recueil Arc en ciel - © 1997

Le moustique aime l'homme Au fond de son lit, Au milieu de la nuit, Lorsque celui-ci, paisiblement, rêve.
Bzz, bzz, bzzzzzzz..
Le moustique aime l'homme, Son odeur, son sang, son inconscience, Son sommeil, son impatience, Son dévouement pendant la trêve.
Bzz, bzz, bzzzzzzz..
Le moustique aime côtoyer l'homme, Le frôler, le caresser, L'ennuyer, le torturer Jusqu'à ce que son doux rêve fasse grève.
Bzz, bzz, bzzzzzzz..
Le moustique aime se confier à l'homme, Lui chuchoter des mots doux au creux de l'oreille, Jusqu'à ce qu'il s'éveille, Furieux et désemparé, la nuit fût brève. Alors, il sera temps que le moustique Songe à faire de beaux rêves.
Bzz.
Cyril Suquet, Mars 1998 ©.
(Extrait du recueil « Entre ciel et terre»)

Le mur et l'araignée
L'araignée se laisse aller, Elle a l'air inanimée dans son étoile Mais sans se gêner ni se bousculer, Tisse tranquille sa toile.
Elle vient s'appuyer sur le mur Qui n'a rien demandé à personne. Elle va l'apprivoiser à coup sûr Et en faire un pilier de son trône.
L'araignée attend sagement la visite De rampants et d'escadrons de chasse de tous horizons. Peu lui importe que le mur s'agite Puisqu'elle s'agrippe aux cloisons.
Invités et pièges de dernière heure Font office de repas de la dame araignée. Les uns gesticulent, les autres se meurent Et se morfondent sans rechigner.
Que de remue-ménage s'écrit le mur, Cela ne peut plus durer ! L'araignée est au pied du mur Et se voit en un coup de vent, virée.
Réfugiée dans ses pensées de retraite, La petite bête a des idées derrière la tête Et n'aime pas ainsi qu'on la traite. Battue mais pas résignée, elle s'entête.
Le mur, de nouveau tout blanc comme un nouveau né, Croît un instant à sa lumière Mais ce n'était sans compter sur l'araignée Qui dans un petit coin, a rebattit sa chaumière.
Abattu et déprimé par tant de persévérance Le mur en perd sa rigidité Et se laisse envahir sans résistance Par cette arachnide d'une étrange cupidité.
Cyril Suquet, Mars 1998 ©.
(Extrait du recueil « Entre ciel et terre»)

Le taureau et le têtu
Le taureau a fier allure, Le têtu n'est pas un tourtereau.
Le taureau lui mène la vie dure, Il ne veut pas être appâté comme un blaireau.
Le têtu n'en fait cure, Il n'a qu'à se tenir à carreau.
Les deux font la paire, Ils sont de la même trempe à coup sur, L'un et l'autre sont du même terreau, Ils finiront par s'y faire.
Le taureau l'aura à l'usure, Le têtu est un âne fainéant.
Le têtu se complaît dans le rôle du bourreau, Le taureau ira à l'aveugle dans le néant.
Les deux sont des compères, C'est dans leur nature, Entêtés juqu'à la mort dans leur aventure, Ils finiront par se plaire.
Cyril Suquet, Mars 1998 ©.
(Extrait du recueil « Entre ciel et terre»)


La mouche et la vache
La mouche se promène, Tranquille et sereine, Se laissant aller aux vents, elle mène Une vie calme et saine.
La vache, dans le pré, allongée, Sage et sans ombrage, S'invite à brouter, d'un pas léger Sans alerter le pâturage.
Scrutant au loin l'horizon, Notre amie la mouche, Qui craint la nouvelle lune, Bat de l'aile d'un air louche. Elle se réfugie, par peau, en cette saison Sur un aéroport de fortune.
Posée sur le dos de la vache, La mouche répare les dégâts, s'étire, Prépare déjà son départ sans relâche, Ne pensant pas un instant à l'endroit où elle prend plaisir.
La vache, alertée par cet atterrissage Imprévu et fort peu désirable, Remue la queue comme au plus bel âge Et fouette la tsé-tsé, pauvre misérable !
La vache ! La mouche qui s'est tue, se cache Et profitant d'un courant d'air, redécolle. Pendant que son hôte peu accueillante, mâche Sans cesse, elle vogue jusqu'au prochain atoll.
Cyril Suquet, Mars 1998 ©.
(Extrait du recueil « Entre ciel et terre»)

La maison bleue
Si près de la route, Et si retiré du monde, Cachée par les ombres, La maison bleue Illumine la vallée par sa beauté.
Les fleurs fanées, l'herbe haute, Le chemin biscornu et bosselé qui l'approche S'abandonne à la nature, Les orties envahissent ce qu'il y reste de vivants.
Un coup de vent balaie la vallée, Le portail s'ouvre et m'invite.
Le pas hésitant, la tête basse, Les yeux rêveurs, les narines éveillées, Je m'évade dans cet îlot de bonheur, Un retour sur ma mémoire meurtrie.
Silence.
Les couleurs pastels des volets fermés côtoient Les fissures des colombages Et les moisissures des murs fatigués, La rose et le rouge ont disparu de cet endroit.
La façade arc-en-ciel de la bâtisse Cache la froideur intérieure, Araignées et fourmis en sont les derniers survivants, Le noir poussiéreux est le maître des lieux.
La maison a brûlé, la passion a fui Elle n'est plus que cendres et pleurs, C'était mon premier amour, Je retourne sur mes pas, Dans le droit chemin.
Cyril Suquet, Mai 1999 ©.


Feuille d'automne
Par un temps triste, sous le signe du nuage, Une feuille part en voyage. Elle vous caressera le visage, Ne la méprisez pas, elle n'est que de passage.
Feuille d'automne, née au printemps Câline et tranquille, A la vie claire et monotone, Voici venu le moment de fuir le sale temps.
Feuille d'automne, fille du vent, Liberté t'est donnée, Délivrance t'est accordée, Fais en bon usage en cet instant.
Prend ton plus bel envol, Tant qu'il est encore temps Et vient tapisser le sol, L'automne n'en sera pas mécontent.
Cyril Suquet, 1997 ©.
(Extrait du recueil « Arc en ciel»)

Le sursaut de la chenille
Plus bas que terre, sous terre,
la déchéance lente et implacable,
bas, si bas
ou
la mutation, le réveil inespéré,
le sursaut,
si, silence.
...
Marre de ramper, de raser les murs,
de survivre avec les ombres.
Envie d'imploser, de sortir de la spirale du néant.
Partir, fuir les dédales de la mort
et s'évader de ces catacombes,
loin, si loin.
Oter les chaînes, brûler les guenilles,
vider les valises, lancer les balises,
et virer de cap pour une vie de lumières.
Oublier, ne plus se retourner,
faire le vide et recommencer,
loin, si loin.
Mettre les voiles, vibrer avec le vent,
tracer sa mire et dicter son chemin.
Changer de peau, goûter sa vie,
et s'envoler comme un papillon
vers un nouvel horizon,
haut, si haut.
Cyril SUQUET © mai 1999

Un mardi gras aux couleurs de l'omelette
Mardi,
vous avez dit
Mardi gras !
Vous êtes bien blême,
où peut-être déguisé, déjà ?
N'en faisons pas tout un plat,
tout de même...
Quelques crèpes à la rigueur,
histoire de se rappeler la chandeleur,
quel carnaval ce mardi gras.
De la farine, de l'eau et des oeufs
à chaque coin de rue,
ça sent la guerre des boutons !
Ne mettez rien de neuf,
ne soyez pas trop vêtus.
Voyons,
les enfants et le plus grands
vont être ingrats
et sans respect
avec leurs cadets et leurs aînés.
Ils ont bien raison,
y'en a qu'un de mardi,
je vous l'ai dit
c'est Mardi gras !
De la farine, de l'eau et des oeufs
sur mon pauvre tablier,
j'en salive à l'avance,
jamais, je n'ai porté
aussi belle recette !
Mardi,
vous avez dit
Mardi gras !
Chouette,
que la fête commence,
et que la ville danse
aux couleurs de l'omelette.
Cyril SUQUET © février 1999
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